Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue pour une année exaltante de découverte du continent Nord-Américain et de ses attraits, du moins c'est ce que dit le programme...

samedi 8 janvier 2011

La CN Tower

Bonjour mes chers lecteurs et très bonne année 2011 !
J'espère que vous êtes prêts à entendre la suite de mes voyages des derniers mois de l'an passé ainsi que ceux à venir et que les précédents articles vous ont donné l'envie de découvrir ou de revenir au Canada.


Ayant annoncé à maintes reprises que notre découverte du pays sera tout sauf linéaire, nous allons quitter momentanément Montréal où beaucoup de choses restent encore à voir. Vers les États-Unis, vers Québec, vers Ottawa ? Non, nous allons passer directement à la grande rivale de la métropole québécoise, la capitale économique du Canada, c'est-à-dire Toronto. En guise d'introduction à cette intéressante ville, la CN Tower son monument le plus emblématique va être maintenant présentée.


Pourquoi ne pas parler de la ville directement me direz vous ? Eh bien cela viendra sans doute bientôt et j'ai besoin de me remettre en condition après une pause de plus d'un mois dans ce blog pour cause de voyages et de vacances, sources de futurs articles, je l'espère intéressants.


La CN Tower est sans doute à Toronto ce que la Tour Eiffel est à Paris d'un point de vue architectural. Cependant, comme la dame de fer à ses débuts, la Tour Nationale du Canada ne semble pas faire consensus comme symbole (pourtant incontestable) de la skyline, pardon pour cet anglicisme sans équivalent me semble-t-il, de Toronto près des rives du lac Ontario.
Il est vrai qu'il ne faut pas avoir une aversion totale pour le béton et l'architecture moderne des années 1970 pour apprécier la CN Tower.


Cependant, quitte à répondre à de futures accusations concernant mon mauvais goût, je dois dire que j'ai adoré cet édifice à la fois original et impressionnant. Tout d'abord, il faut garder à l'esprit que la CN Tower est un monument d'une taille gigantesque, avant la construction de la Burj Dubai aux Émirats Arabes Unis ces dernières années, la tour de Toronto a détenu pendant plus de 30 ans le record (attention la formulation est précise) de "structure autoportante la plus haute haute du monde " avec une hauteur de 553,3 mètres. Je vous laisse évaluer vous même le degré d'importance des 30 derniers centimètres mais cela me permettra d'éviter toute accusation de manque de rigueur bloguistique.


553,3 mètres, ça fait beaucoup, pour donner une comparaison hexagonale, c'est supérieur à la taille qu'aurait la Tour Eiffel si elle avait triché en montant sur les épaules de la Tour Montparnasse. Grâce à des technologies avancées de l'image, voilà ce que cela donnerait, curieux n'est-ce pas ?


La montée jusqu'à l'anneau principal de la tour est assez fabuleuse. Contrairement aux gratte-ciel classiques, l'ascension est entièrement vitrée, permettant de visualiser ce qu'ascenseur ultra rapide veut dire. Au passage, la différence fondamentale de la CN Tower face à d'autres bâtiments de grande hauteur très respectables comme l'Empire State Building ou la Willis Tower de Chicago (dont nous reparlerons bientôt) est qu'elle a été spécifiquement conçue comme antenne relais et attraction touristique. L'absence de bureaux l'empêche d'être considérée comme un building classique.


C'est en partie pour cela qu'elle remplis son rôle d'observatoire avec tant de zèle car il constitue l'essentiel de sa raison d'être. La rondeur de l'anneau principal permet d'avoir une vision ininterrompue sur la 5e métropole d'Amérique du nord, possédant le second nombre de gratte-ciel du continent, directement après New York ainsi que sur l'immense lac Ontario, pourtant le plus modeste des grands lacs par sa superficie.


Le plancher de verre situé à plus de 300 mètres du sol est incroyable, c'est un des atouts majeurs de la tour depuis sa création, cela est permis par sa forme peu conventionnelle. Malgré tout Chicago a repris récemment l'avantage en matière d'attraction permettant de vous débarrasser de tout ami sujet au vertige. Vous pourrez le comparer vous même d'ici quelques articles.


Le Skypod situé à 446 mètres est le point le plus haut accessible au public sur la planète. D'accord, Burj Dubaï fait théoriquement légèrement mieux mais les vitres exposées aux vents du désert sont paraît-il très sales. À la CN Tower, ce petit espace circulaire offre une expérience remarquable qui justifie amplement le supplément tarifaire.





Enfin, last but not least (attention, le jour de ma bilingualité se rapproche) la CN Tower est équipée depuis quelques années d'un jeu de lumière incroyable qui rend l'esthétique du monument difficilement attaquable dès la tombée de la nuit.
























Si la Tour Eiffel semble par bien des aspects son ancêtre et son modèle, la Tour du Canadien National l'a probablement dépassée sur ce dernier point.











Maintenant que nous sommes redescendus, explorons un peu Toronto.

mardi 30 novembre 2010

À Montréal (la suite)

Si comme je vous l'ai dit, Montréal n'est pas dans son ensemble une ville à la beauté fulgurante, il y a quand même des endroits tout à fait sympathiques. Je ne vais pas faire dans le cliché (au demeurant vrai) en disant que la ville prend le meilleur de l'urbanisme américain et européen et en fait une synthèse unique, qu'on ne voit jamais ailleurs et ainsi de suite.



Mince, je viens de tomber en plein dedans en fait. Faute avouée à moitié pardonnée, non ?


Étant logé durant ma première visite à la rue Bagg, je devais descendre le boulevard Saint-Laurent pour me rendre dans le centre-ville. Au passage, le nom tout à fait quelconque de cette rue rendit mon ami très jaloux de celui de mon avenue à Ottawa. Les non-anglophones chercheront ce que veut dire Sweetland (Avenue) dans le dictionnaire pour comprendre.


Malgré son nom, la rue Bagg a l'avantage d'être située dans le quartier sympathique et animé du Plateau Mont-Royal. D'ailleurs, toute personne y résidant un certain temps pourrait développer une allergie aux bobos qui peuplent, en masse, le voisinage.


Le boulevard Saint-Laurent est quant à lui une des artères principales de la ville où les cafés, bars, restaurants sont en nombre plus que suffisant. C'est d'ailleurs là que vous trouverez Juliette et Chocolat, qui comme son nom le laisse supposer est un restaurant principalement dédié au culte du chocolat sous ses formes diverses et variées.


 Si vous avez le moindre intérêt pour les applications culinaires du cacao, cet endroit est absolument incontournable, ne serait-ce que pour son chocolat blanc chaud ou ses arômes de grand cru. Bref, aucune excuse autre que diététique n'est permise pour ne pas honorer ce lieu d'au moins une visite.


En continuant de descendre, après la rue Sherbrooke, dont la caractéristique principale est de s'étendre d'un bout à l'autre de l'île, le quartier de Sainte-Catherine montre un autre visage de la ville. À certains endroits, les sex-shops et autres bars louches s'étalent de façon assez étonnante pouvant faire sérieusement concurrence à Pigalle.



Si l'aspect spectaculaire des vitrines peut être amusant de jour, le nombre d'individus dans un état assez étrange rend une visite nocturne moins recommandée. Par ailleurs, Montréal abrite un nombre de clochards, pardon sans-abris, absolument incroyable preuve que la pauvreté est autant - sinon plus -présente qu'à Paris.




Parmi les points intéressants du quartier, il faut toutefois noter d'impressionnantes fresques murales, à ce stade là parler de tags serait un peu insultant. Leurs inspirations semblent multiples, allant du paysage bucolique à des œuvres beaucoup plus polémiques, du moins en apparence.




Enfin, après un passage par la vieille ville, le Champ de Mars local et la Cathédrale, voici les rives du Saint-Laurent près du Marché Bonsecours.




Les quais sont très bien aménagés et offrent une belle vue sur les gratte-ciel malgré le risque constant d'attaque par les mouettes.



À Montréal, le fleuve est déjà d'une largeur et d'une puissance assez impressionnante. En tentant de le traverser à la nage, le courant vous emmènerait sans doute jusqu'à Québec, voire Tadoussac avant que vous n'ayez atteint l'autre rive.


Heureusement, comme vous allez bientôt le constater, des ponts rendent cette perspective de baignade très improbable.

vendredi 26 novembre 2010

À Montréal (début)

Quand on en vient à parler de la deuxième métropole francophone du monde en terme de population, il est bien possible qu'un seul article ne suffise pas. Ce n'est pas grave car j'en reparlerai avec joie une prochaine fois.

On m'avait averti que la ville n'était pas très belle d'un point de vue architectural ou urbanistique, "c'est pas fou" pour reprendre l'expression de mon ami, condisciple et hôte durant mon premier séjour. Heureusement,  Hochelaga comme diraient les autochtones a d'autres atouts pour faire passer un  (voire même plusieurs) séjour agréable. Et croyez moi, ce n'est pas pour les collections de son musée d'art contemporain que je dis ça. Ce beau bâtiment, il faut bien reconnaître ça, était pratiquement vide le jour de ma visite.



En revanche, le parc du Mont-Royal est un endroit incontournable par un beau coucher de soleil d'automne. Par endroit les buissons semblaient même s'embraser à cause du soleil (toute ressemblance avec un texte biblique serait purement fortuite), donnant à la scène un aspect irréel.



Ce «moment de grâce» selon mon hôte ne doit toutefois pas être confondu avec l'action de Grâce, équivalent de Thanksgiving canadien précoce. En effet, celui des États-Unis a lieu aujourd'hui 25 novembre, jour du sacrifice des dindes.



La disparition tragique des ces sympathiques volatiles m'évoque celle tout aussi terrible des poissons du lac aux castors, encore inconscients de leur terrible futur sur cette photo prise lors de ma première visite.


Étant visiblement en haut de la chaîne alimentaire (cela explique la disparition des castors), ces petits prédateurs rouges se retrouvèrent fort dépourvu quand l'eau disparut. Les travaux d'entretien du lac mirent ces pauvres petites bêtes à la merci de féroces oiseaux. Voici les preuves, âmes sensibles s'abstenir.


Pour se remettre de ces atrocités, voici un lieu beaucoup plus paisible, l'Oratoire Saint-Joseph, (soit disant) deuxième plus grand dôme au monde.



C'est là que s'illustra frère André, religieux apparemment très populaire au Québec qui fut canonisé cette année. C'est de là que vient l'expression, au demeurant très peu utilisée «c'est pas le frère André» pour désigner une personne peu recommandable.





Cet édifice - énorme - présente la particularité d'offrir un intérieur très moderne, assez surprenant au vu de son apparence externe plutôt classique.



Sa terrasse offre une belle vue sur l'île de Montréal, aussi appelée banane pour les intimes, tandis que son parc tout proche est multicolore durant l'automne.



Pour finir cette première partie de visite, voici le campus de l'université McGill, bien situé entre le Mont-Royal et le centre ville. Les bâtiments se regroupent autour d'une grande pelouse centrale et donnent un ensemble cohérent qui constitue sans doute un agréable cadre d'étude.



Pour faire une petite comparaison avec Ottawa, je dirais que leurs tailles sont comparables mais que McGill est plus contrastée. En effet, ses bâtiments emblématiques (pavillon des arts) sont les plus réussis, en revanche certains affichent une laideur impensable à l'université canadienne. J'expliquerai d'ailleurs ce nom un peu étrange un de ces jours.



Enfin, je dois faire une mention spéciale au gymnase des redmen (heureusement que l'université est anglophone), qui offre des cours de tennis très appréciables. Cette partie jouée chez les hommes rouges (vous voyez qu'en Français c'est de suite ridicule) fut un complément agréable du billard d'un bar du boulevard St-Laurent que j'ai fréquenté de façon assidue durant quelques jours.


Le tennis est de plus un bon moyen de supporter les habitudes alimentaires de mon hôte, grand amateur de poutine et de pizza, auxquelles je dus temporairement me conformer. Nous eûmes ainsi la joie de recevoir trois fois la visite du livreur de «Steve Pizza» en quatre jours.
Aller une petite pause pour digérer puis la visite continue, direction le fleuve.